24 décembre 2009

♦ Casino Royale (2)

Après avoir décortiqué la main finale du film, je vais cette fois-ci me cantonner à conter ma propre expérience. Cette fois-ci pas de james Bond girl et pas de million de dollars, le héros ne manipulant aucune arme et ayant pour seul gadget un ipod touch dénué d'écouteurs. En somme, pas une grosse production mais de l'action tout de même et surtout un décor.

En cette fin d'année 2009, il se trouve que j'étais de passage dans la ville de Lyon pour y recevoir une formation dans le cadre de mon travail. Bien sûr, n'ayant pas la chance d'avoir un cercle ou un casino à proximité de chez moi, je me suis renseigné sur les éventuels lieux lyonnais où j'aurais pu trouver quelques jetons à manipuler.

Sur l'excellent site de club-poker.net j'ai pu voir qu'il y avait un tournoi organisé dans un casino du groupe Partouche : Le Lyon vert. Prétextant un obscur rendez-vous avec un cousin habitant la région, je faussai donc compagnie à mes collègues et me rendis en taxi à ce fameux Lyon Vert. Me voila donc arrivé après 25 bonnes minutes et 33 euros de course dans ledit casino. En fait, il s'agissait de ma première fois. Mon expérience live se limitant aux cercles parisiens et aux parties entre amis, je n'avais jamais gouté à cet univers sulfureux. Beaucoup des mes confrères de poker m'en avaient parlé, et le plus souvent le casino était décrit comme le paradis du bon joueur alors que tous les éléments objectifs en ma possession me rappelaient plutôt les flammes de l'enfer...

Le premier contact fut rude. Après être passé devant les machines à sous sans même leur jeter un regard (Ô Dieu préservez-moi de cette infamie), je montai donc à l'étage où se trouvait la salle où l'on jouait - entre autres - au poker. Arrivé vingt minutes avant le début, une gentille dame m'informa que le tournoi était complet depuis longtemps et que la liste d'attente était longue d'une douzaine de noms. Rage, désarroi, déception totale. Il s'agissait d'un 65€ rebuy (à 50€) tout à fait dans les limites de ma bankroll en cette époque difficile des fêtes de fin d'année. J'étais venu avec 250 euros, j'avais payé 33 euros de taxi, je m'inscrivis donc en liste d'attente pour les tables de cash game où le tapis minimum autorisé était de 200€. Après tout je n'allais pas repartir à peine arrivé !

L'attente fut longue, très longue. Jouxtant la zone des tables de poker, d'horribles tentations me tendaient les bras. Le bar tout d'abord, scintillant et offrant toutes sortes de spiritueux. Le black Jack ensuite, mais fort heureusement je n'ai aucune idée de comment cela se joue ! Et puis enfin la roulette, la satanée roulette. Après 2 heures d'attente j'ai craqué : je suis allé échanger mes 250 euros contre des jetons et je me suis assis à une table de roulette (honte sur moi). Et tout ça pourquoi ? Parce qu'en observant une de ces tables j'avais cru déceler un signe indien me disant que ce soir allait être mon soir. Une demi-heure plus tard et 40 euros en moins (et franchement ça aurait pu être bien pire en une demi heure, la mise minimum étant de 5 euros), la charmante dame qui m'avait tout d'abord éconduit me tape sur l'épaule pour me signaler qu'une place s'était libérée en cash game. 22h10, 210 euros en jetons, blindes 5€/5€ la soirée peut enfin commencer.

La stratégie était simple. Inutile avec ce tapis ridicule de s'aventurer à faire des moves audacieux. Mon but était de jouer un poker simple, ultra serré au début, et en profiter pour observer attentivement la table. Je suivis donc mes directives internes et après une heure de jeu, mon tapis s'élevait a 230 euros. J'avais joué 2 coups : Un As-Dame relancé en milieu de parole à 25€ où personne n'a suivi, et un continuation bet avec As valet à 20€ au cutoff. Rien de bien excitant mais je savais que mon heure allait arriver.

Trois quarts d'heure plus tard mon tapis s'élève à 235 euros et je reçois une pocket pair de 2 en petite blinde. Nous sommes cinq dans ce coup à 5€ pré-flop (aucune relance). Le flop arrive : 25T rainbow. Oh my God.
Check chez hero, check che BB, check chez utg+1, check chez utg+2 et hijack décide d'attaquer le pot à 30 euros.
Call rapide chez hero, idem chez BB, utg+1 et utg+2 se couchent. Nous ne sommes plus que trois. La turn affiche un sept de pique ajoutant un tirage couleur au tableau. Dans mon optique de jouer un poker simple et éprouvé, je décide d'attaquer assez fort un pot qui contient déjà 115€. Relance à 80€ chez hero, payée presque instantanément chez BB. Hijack, sans même réfléchir annonce tapis à plus de 300€, hero envoie tout en priant pour qu'il n'y ait pas de brelan supérieur. BB après une longue réflexion se décide à payer avec les deux top paires. La rivière apporte un 8 de pique, je montre mon brelan, BB montre ses deux paires et hijack scrute le tableau pour voir si il a bien perdu tout son tapis avec juste une paire de dix et se lève dépité (il n'a pas montré son jeu mais je suppose que c'est ce qu'il avait). On ne le reverra plus de la soirée. BB gagne donc l'extérieur et bibi (hero) se retrouve avec 630 euros de tapis.

A partir de ce moment là, je commence à me relâcher. Tout du moins en apparence. Quelques blagues à mes voisins, des commentaires sur les mains, une commande d'un mojito (avec du rhum martiniquais si possible), alors que jusque là j'avais été muet comme une carpe et concentré sur mon sujet. Cette apparente décontraction était calculée, je voulais que les autres joueurs pensent que ce premier coup était uniquement dû à la chance et qu'ils pourraient maintenant disposer de mon tapis. Car cette table était magnifique. Il y avait toutes sortes de joueurs et j'avais appris à un peu les déchiffrer. A ma gauche on avait un joueur inexpérimenté qui était capable de limper avec AK et faire des bluffs gros comme une maison mais qui avait miraculeusement amassé pas mal de jetons. A ma gauche j'avais un adversaire redoutable que j'avais identifié dès le début comme mon plus sérieux concurrent. Un mec jeune du genre "internet kid" que j'avais vu faire un call magnifique avec une paire de 4 dans un pot a six cent euros contre un bluff énorme de mon voisin de gauche (et ouais, il savait pas bluffer). Celui-là je l'évitais comme la peste, et je m'appliquais à lui faire comprendre que j'étais une serrure qui ne touchait pas de jeu ("Oh ! encore un département ! depuis mon Roi Huit d'il y a une heure j'ai rien touché" etc, etc). Je ne voulais pas qu'il vienne jouer contre moi avec 6 et 4 de trèfle comme je l'avais vu faire. Et puis il y avait mon deuxième client de la soirée. Un bon joueur, très bon même, mais qui avait la mauvaise habitude de sous-estimer la table et notamment internet kid et moi (internet kid 2 en fait).

C'est contre mon nouveau client que je gagnai mon plus gros pot de la soirée. Je reçois A♦T♦ en milieu de parole et décide de relancer à 30€. Je veux varier mon jeu et jusqu'ici les seules mains que j'ai montré en ayant relancé étaient AK au minimum. Mon client est au bouton et adore avoir la position sur les autres (en même temps, il n'a pas tort). Il call et nous sommes en heads up sur ce coup.
Le flop : 8♦9♠K♦
L'ordre du jour : ABC poker. J'attaque donc mon tirage couleur max à 50€. Call de mon adversaire.
Le turn : 2♦
Ruse classique, check rapide en faisant mine d'être bien embêté par ce carreau. Mais attention, pas trop d'acting, je sais que mon adversaire en face est aguerri, inutile de lui mettre la puce à l'oreille. La ruse fonctionne, et il envoie 165 euros. Après réflexion je call, mais pour le coup ce n'était pas de l'acting, je cherchais vraiment de toutes mes forces le moyen maximiser ma main. Et la meilleure façon que j'ai trouvé à cet instant c'était de call (discutable?) pour générer le gros de l'action à la river si il tombait une carte favorable.
La river donne un A♥. Ce n'était pas du tout une carte favorable pour moi car si je checkais cet As n'était pas très encourageant pour une action de mon adversaire. Je me décidai donc pour un value bet de 360 euros, que mon adversaire dut payer "forcé", car il détenait deux paires As-9.

A une heure et demie du matin et à peine 8 coups joués en 3 heures, mon tapis s'élevait à plus de 1500 euros. Je pris donc congé, saluai chaleureusement la table et remerciai le personnel en distribuant près de 30 euros de pourboire. Finalement le signe indien était peut être bien réel. De retour à ma chambre d'hôtel, j'avais la sensation du devoir accompli.

14 décembre 2009

♥ Le Tilt dans tous ses états

Nous avons déjà parlé ici du du fake tilt. Aujourd'hui j'avais envie d'aborder le sujet du tilt de façon générale. Savoir le déceler chez l'adversaire mais surtout chez soi-même peut nous permettre de gagner quelques places dans un tournoi. Dans cet article je qualifierai de tilt toute émotion provoquée par la perte ou le gain d'un pot important. Gérer ses émotions au poker n'est pas quelques chose de simple. Dans cet exercice nous ne sommes pas tous naturellement dotés de la force nécessaire pour garder la tête froide après une action chaude. Pour peu que l'on ne soit pas finlandais ou suédois, il peut arriver que le sang nous monte à la tête et que nos décisions en soient grandement affectées. Pour les adeptes de la Théorie du cerveau triunique, nous nous mettons alors à n'utiliser que notre cerveau reptilien pour lentement régresser jusqu'au fish.

Détecter le tilt

C'est facile, la naissance du tilt, correspond a un pic (ou un creux) dans l'évolution de votre stack. Cela parait évident mais nombreux sont les joueurs qui ignorent totalement ce phénomène ou alors, pire, le nient. On peut facilement se penser assez fort pour supporter que son brelan de Rois se soit fait casser en 2 par une suite à la river, mais immanquablement cet évènement va forcement agir sur notre façon de jouer les 3 ou 4 coups suivants.

Remédier au tilt

D'expérience, suite à un bad beat, je préfère resserrer mon range afin de ne pas à avoir à jouer de mains. On peut par exemple folder un KQ dépareillés juste après la pocket pair de Rois vaincue. L'idéal est de pouvoir se recentrer et se remobiliser en repensant à sa stratégie globale à partir de toutes les données disponibles. En live ou online, on pourra se lever quelques minutes, aller prendre l'air dehors. Le but n'étant pas de perdre sa concentration mais plutôt de la retrouver. Il faut profiter de cette pause pour analyser les coups dans sa tête et pas forcement ce dernier coup qui nous a fait très mal mais plutôt les autres qui pourront nous apprendre des choses et nous donner des armes contre nos adversaires.

Le tilt inversé, ça existe

J'ai de nombreuse fois remarqué un phénomène que l'on néglige trop souvent : je l'appelle le tilt inversé. J'ai vu cette scène se répéter de nombreuse fois et moi même j'en ai fait les frais. Un joueur short stack, par un heureux coup du sort, se retrouve soudainement à l'aise en jetons alors qu'au coup précédent, il se demandait si il lui resterait assez de jetons pour payer la grosse blinde. Le voila de nouveau dans la zone orange avec un M supérieur à 12. Il reçoit AQ assortis en milieu de parole et décide de faire tapis. Pourquoi fait-il cela ? C'est simple : l'euphorie du coup précédent ou il a quadruplé son tapis avec JT dépareillés. Le problème est que les données ont changé, notre joueur n'est plus short stack, il reste 5 joueurs a parler, AQ est une belle main mais 2 sièges après, KK qui le couvre décide - à juste titre - de payer et sort l'insouciant du tournoi. Ce scénario arrive tous les jours et il est dû à un manque de lucidité du joueur suite à un coup emotionnellement difficile a gérer. En fait, les coups heureux tout comme les bad beat doivent être gérés par le joueur. On a tendance à penser (à tort) qu'un coup de chance va forcement être le début d'un rush endiablé. Ce n'est pas le cas et les statistiques contrairement au joueur de poker ne mentent jamais.

En conclusion


Le tilt en lui-même est difficile a réprimer. Peut-être peut-on travailler sur soi, faire du yoga, de la sophrologie ou que sais-je pour s'en débarrasser, mais avant de se transformer en grand maitre zen on peut déjà détecter son propre tilt et avoir les actions en conséquence. Mon conseil : en tilt, évitez de jouer. Levez-vous, allez vous taper la tête contre le mur, bref faites autre chose mais surtout ne jouez pas le temps de vous calmer. Vous aviez d'autres MTT ou sit n go en cours ? ce n'est pas grave il vaut mieux faire une pause avant que ce tilt ne gâche toutes vos parties en cours.

10 décembre 2009

♦ Casino Royale, la main finale : explications


Nombreux sont ceux parmi nous qui ont vu le James Bond "Casino Royale". On dit même que ce film a lui seul y a été pour beaucoup dans l'explosion du Hold'em no limit dans le monde. Pour ma part je me souviens être allé voir ce film en sortant de l'ACF dans la salle de cinéma juste à coté. A l'époque j'en étais ressorti gonflé a bloc et j'étais retourné directement sur les tables de cash game pour y perdre les quelques euros de ma (maigre) bankroll de l'époque.

Le film est repassé récemment sur France 2, et je me suis rendu compte que la version que j'avais gardé de la fameuse partie de poker n'était pas forcement exacte. De plus, pas moyen de mettre la main sur un descriptif précis de cette main du point de vue strictement pokerien en mettant de coté l'aspect cinématographique. Du coup je vais essayer de décrire la main entière avec les informations que j'ai pu glaner en (re-)regardant ce film.

Le contexte de la partie

A ce moment la nous approchons de la fin de la partie, la période de rebuy est finie et en regardant bien on remarque que James bond est chip leader, suivi de près par Le Chiffre et que les deux autres sont assez short. Les blinds sont des 500K/1M (nosebleed °_@). Pour ce qui est des positions nous avons :

Position/joeur/cartes :
  • SB / OO7 / 5♠7♠
  • BB / vilain 1 / K♠Q♠
  • UTG / vilain 2 / 8♥8♣
  • Bouton / le chiffre / A♣6♥

L'action préflop

A partir des mains abattues à la fin par les joueurs et la hauteur des blindes, on peut imaginer que ce soit un family pot sans aucune relance préflop. Cela semble même fort probable car si vilain2 UTG avait relancé avec sa pocket pair de 8, Le chiffre et James Bond se seraient surement couché vue la faiblesse de leurs mains respectives. On peut d'ailleurs penser que pour le coup vilain2 a mal joué et qu'il aurait pu protéger sa main avec un relance préflop, ce serait lui la star aujourd'hui !

Si mes souvenirs sont bons, le flop était le suivant : A♦6♠8♠

Tout le monde y trouve son compte et doit se voir très beau ici:

  • Vilain1 trouve un tirage pique hauteur Roi avec sa main ( K♠Q♠)
  • Vilain2 floppe son brelan et pense à ce moment là qu'il a bien fait de limper avec sa paire de 8
  • La chiffre trouve 2 paires, et a toutes les raisons de penser qu'il est devant
  • James bond lui se trouve avec un tirage quinte flush plutôt inespéré
La encore je pense que tout le monde a pu checker car on ne voit pas l'action au flop dans le film. Dommage.
Jetons un oeil sur les chances de gagner de chacun au flop (merci encore PokerStove) :

vilain1 : 15%
vilain2: 47.683%
Le chiffre : 9.024%
007 : 28.293%

L'action à la turn

La turn nous dévoile un 9♠ et là on voit que James Bond, premier de parole qui vient de toucher sa quinte flush, check assez rapidement. Quoi de plus normal, ceux d'entre nous qui ont déjà touché une quinte flush savent combien il est impossible de miser en ayant ce jeu, le réflexe premier est de masquer le plus possible le monstre qu'on a dans les mains.
Vilain1 touche sa flush hauteur Roi. Pas mal mais pas max, le check s'impose. Vilain2 commence à moins aimer sa main. Pareil pour le chiffre qui ne doit pas du tout aimer ce pique. Check, check.

L'action à la river

La dernière carte est meurtrière : A♠. Vilain1 possède maintenant la flush max et push all in (il aurait pu au moins se méfier de la doublette mais bon, il était short stack). Vilain2 aime cette river et push allin également. C'est au chiffre de jouer.
Le Chiffre décide de sur relancer les 2 tapis. Pourquoi fait-il cela ? Pour moi ce move est un peu débile, mais on mettra cela sur le compte de l'excès de confiance (c'est un méchant après tout) en pensant qu'il possède la main max (quoique A-9 ou 1-8 le battent également). Dans tous les cas, relance ou pas relance, il était clair que James Bond devait faire tapis derrière. Chose faite, payé par le chiffre, fin de la partie.

Les jeux :

vilain1 FLush max avec A♠K♠Q♠9♠8♠
vilain2 Full aux Huit par les as
Le chiffre Full aux As parles 6
James Bond : Quinte flush 5♠6♠7♠8♠9♠

Un beau moment de cinéma !

4 décembre 2009

♦ Mini FTOPS pour mini bankroll + rêve de Normandie en Hiver

Ce week end commencent les Mini FTOPS qui se trouvent être la réplique exacte des FTOPS mais avec des buyins dix fois inférieurs. Le prizepool total de tous les évènements n'est cependant pas 10 fois inférieur. Fultilt annonce 4 millions de prizepool sur tous les évènements, alors que le FTOPS offrait 16 millions. On peut donc logiquement s'attendre à ce qu'il y ait du peuple sur ces évènements. Et forcement qui dit peuple, dit niveau plus abordable, surtout en début de tournoi.

Je compte bien tirer les enseignements de mes derniers FTOPS. Je racontais ici que le bilan avait été globalement positif, notamment grace au nombre de tickets remportés. J'opterai donc pour ces mini FTOPS pour une stratégie moins floue. Il me faut donc cibler les évènements auxquels je veux participer et remporter un maximum de tickets dans les satellites afin de me constituer une bankroll conséquente en T$ sans faire de cashout (on y perd au change) cette bankroll me servira à participer à des tournois ultérieurement (en dehors des mini- FTOPS). Pour les tournois auxquels je participerai il me faudra m'y consacrer exclusivement et me préparer en fonction.

Enfin, en Janvier, c'est l'EPT de Deauville, les satellites pour cet EPT font rage actuellement sur pokerstars. Je rêve d'y participer, gagner mon ticket et prendre un gros congé sans solde pour partir sur les planches... Pour l'instant je n'ai participé qu'a deux super satelites à 22€ rebuy sans résultat. Demain je m'y consacrerai plus sérieusement et je compte bien faire partie du satelite à 550€ du samedi.
 
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